FAQ

C’est quoi le Plan Wathelet ?

• C’est un plan fédéral appliqué depuis le 6 février 2014,  qui dirige plus de 50% des décollages des avions depuis l’aéroport de Zaventem directement vers le centre de Bruxelles, et ce sur 2 routes aériennes:

o une nouvelle route qui passe désormais au-dessus de SCHAERBEEK, WOLUWE SAINT LAMBERT , ETTERBEEK, IXELLES, WOLUWE-CHANT d’OISEAU, AUDERGHEM, BOITSFORT (35.000 avions par an survolant 240,000 personnes);

o une route qui survole le canal: EVERE, LAEKEN, SAINT-JOSSE, BXL-VILLE, MOLENBEEK, ANDERLECHT, FOREST, SAINT-GILLES et UCCLE (9.000 avions par an,  dont la majorité des  gros porteurs et vols de nuit et de week-end) alors que c’est la route la plus peuplée, avec plus de 340,000 personnes survolées !

Pourquoi ne pas accepter les avions au-dessus de Bruxelles? Certains argumentent : “Il faut bien que ces avions passent quelque part”. Et bien non:

  • En survolant des zones plus densément peuplées, les nuisances qui touchaient 76.000 habitants, riverains de l’aéroport (Wezembeek-Oppem, Stockel, Kraainem) affectent aujourd’hui gravement plus de 500.000 bruxellois !   Ce plan est PIRE qu’avant !
  • Les habitants de communes qui n’avaient jamais été survolées auparavant se sont réveillés un matin avec une autoroute au-dessus de leur tête (40% des décollages). Ceci est considéré par les autorités comme une « plus juste répartition ».
  • C’est dangereux pour la santé et un accident pourrait avoir des conséquences dramatiques (voir point 4).
  • C’est une décision qui a été prise sans consultation ni avec la Région de Bruxelles ni avec ses habitants.
  • C’est une injustice pour les gens qui ont payé le prix plein pour habiter en ville dans des quartiers calmes. La valeur de leur maison va probablement baisser d’au moins 20%.  Les habitants des communes riveraines de l’aéroport vont par contre voir la valeur de leur bien augmenter alors qu’ils ont choisi d’habiter dans une commune où les nuisances ont toujours eu lieu. Ce transfert de richesse massif d’une partie de la ville à une autre sur base d’une décision politique arbitraire est inacceptable.
  • Parce que des solutions structurelles auraient pu être adoptées (voir point ), au lieu de déplacer les routes vers des zones encore plus densément peuplées. C’est seulement après le fiasco engendré par ce plan que les partis politiques ont commencé à proposer de telles solutions (minimalistes et reportées à la saint glinglin).
  • Toutes les grandes villes qui avaient un aéroport trop proche ont interdit le survol de celles-ci. 

La situation va t’elle s’améliorer?

  • NON, ce plan est destiné à être définitif. Au contraire, cela va s’empirer:
  • Il y aura beaucoup plus de vols en été (30% en plus) ;
  • Ryanair est arrivé à Bruxelles,  donc min. 20.000 vols supplémentaires par an ;
  • Selon des rumeurs, Etihad (compagnie des Emirats) installera un hub à Bruxelles ;
  • Le trafic aérien est en croissance, et il n’y a aucune limite fixée au trafic de Zaventem. Zaventem est aujourd’hui à 50% de ses capacités. 

Quels sont les nuisances et les dégâts possibles causés par le survol de Bruxelles ?

  • La pollution sonore est source de stress, de manque de sommeil, de troubles de la concentration.
  • Forte pollution de l’air à cause des particules fines et des oxydes d’azote (NOx)
  • Les accidents se produisent majoritairement au décollage (l’avion qui a dû se poser à New York sur l’Hudson ne pourrait pas le faire au-dessus du Canal). Imaginez un avion s’écrasant sur la ville ! En cas de problème au décollage, certains avions doivent d’abord lâcher le kérosène avant d’atterrir en urgence… sur la ville ? Ces accidents ne sont pas si rares que ça : c’est en arrivée en Australie la semaine dernière et à  Kuala Lumpur il y a deux semaines

Est-ce vraiment le Plan de Melchior Wathelet?

  • Le principe du plan a été décidé en 2010 par un gouvernement qui incluait le CDH, le MR, le FDF et le PS comme partis francophones (on parlait alors de plan Schouppe, du nom du prédécesseur de Wathelet, peu connu pour sa sympathie envers Bruxelles).
  • Cependant l’application pratique de ce plan, dont le tracé des routes est le travail du cabinet de Melchior Wathelet (Viervétois, secrétaire d’Etat à la mobilité depuis 2011). Il y a donc bien « un plan Wathelet » puisque celui-ci a pris énormément de liberté par rapport à une feuille de route succincte et floue sur de nombreux points.
  • Melchior Wathelet a « oublié » de réaliser une étude d’impact préalable sur 4 points (sécurité, santé, environnement, capacité).  Si tout ceci avait été mis en œuvre avant de changer les routes, il est fort probable que la situation actuelle serait fort différente.

Ne doit-on pas partager les avions entre toutes les communes de Bruxelles, par solidarité?

  • Le plan Wathelet parle d’une “répartition équitable” des avions, mais il n’a rien d’équitable, vu que la principale route (35.000 avions)  suit maintenant un trajet plus long sur des communes 4 à 8 fois plus densément peuplées.  Le nombre des victimes est passé de 50.000 à plus de 500.000 personnes.D’un point de vue de santé publique, la concentration des nuisances a plus de sens  que la dispersion. Dans aucun autre pays on ne choisit la dispersion.On essaye de limiter les zones affectées (en interdisant de construire dans des couloirs autour de l’aéroport, on indemnise correctement - comme à Charleroi  et à Liège où 400 millions a été dépensé en expropriation- et on insonorise les maisons).  En éparpillant le problème ceci devient impossible.
  • On n’étale pas les déchets dans toute la ville !  On ne fait pas faire des détours aux rails de trains pour que tout le monde ait sa part de nuisance.
  • On ne demande pas à chacun de mettre un fut de déchet nucléaire dans sa cave par solidarité…

“Oui, mais Zaventem crée beaucoup d’emplois !” ou “Oui, mais tout le monde prend l’avion pour partir en vacances!”

  • C’est vrai, et le retrait du Plan Wathelet ne veut pas dire fermer Zaventem ! Seulement trouver des routes qui minimisent le nombre de personnes survolées.
  • En plus, les avantages économiques de l’aéroport bénéficient à la région Flamande principalement (royalties, etc). Les hommes politiques de cette région refusent de trouver des solutions structurelles pour l’aéroport. Des aménagements ou un déménagement sont coûteux, tout balancer sur les bruxellois, c’est gratuit.
  • Utiliser l’aéroport de Liège pour le transport de marchandises (fret) et Charleroi pour le low cost  serait positif pour l’emploi en Wallonie et permettrait de réduire l’activité de Zaventem, mais cela les politiques flamands refusent d’en entendre parler et les politiques francophones ne se mouillent pas.

Pourquoi tout le temps rouspéter ?

  • Parce que les citoyens ont des obligations mais aussi des droits. Le droit d’avoir une nuit de sommeil réparatrice, le droit de ne pas être soumis au bruit partout et tout le temps, le droit de ne pas être les victimes d’un monde politique de mauvaise foi et arrogant, le droit à être entendu, le droit d’avoir accès à la vérité sur les fondements des décisions politiques, le droit d’être consulté, le droit d’être informé. Bref beaucoup de droits qui ont été bafoués dans ce dossier menant à une situation inacceptable.
  • Parce que Bruxelles est maltraitée (dans tous les domaines) et qu’aucun parti politique conséquent ne la défend vraiment.
  • Parce que ces décisions manquent de transparence. Il y a beaucoup de questions à propos de la façon dont on a élaboré ce plan qui laissent penser que celui-ci a été conçu dans le but de soulager une minorité au détriment de la majorité.
  • Parce que c’est la santé physique et mentale de nos familles qui est attaquée.
  • Parce que les avions de nuit ont été regroupés sur la route du canal, qu’elle touche des populations défavorisées socio économiquement et donc moins aptes à se défendre.

“Si je rouspette, ça ne servira à rien, de toutes façons on ne peut rien y faire.”

  • Faux ! Nous sommes en pleine campagne électorale, les hommes politiques veulent nos voix, et nous écoutent plus que jamais.
  • Nous avons déjà réussi à mettre cette problématique comme sujet central de la campagne électorale.
  • Nous sommes déjà plus de 10,000 sur Facebook et plus de 15,000 pétitions signées. Le mouvement Pas Question c’est déjà plus de 20,000 sympathisants, un réseau de 250 volontaires, et l’affluence ne tarit pas. C’est par le nombre que nous allons changer les choses !
  • Notre mouvement n’est pas un mouvement d’isolés. Il a le soutien de citoyens d’une dizaine de communes de Bruxelles, chez les Belges comme les étrangers, au sein des pilotes et même des contrôleurs aériens. Ensemble, nous ferons bouger les choses.

Quelles solutions existent?

•Nous ne sommes pas experts mais nous savons qu’il est envisageable de :

o reculer une des pistes de décollage de centaines de mètres vers l’Est, ce qui permettrait aux avions de tourner plus rapidement et d’éviter les zones les plus densément peuplées ;

o envoyer plus d‘avions sur les routes plus au Nord de Bruxelles moins densément peuplé ;

o faire de l’aéroport de Bruxelles un aéroport urbain (comme London City), p.ex. en déplaçant le fret à Liège et en gardant le low cost à Charleroi ;interdire les vols de nuit, comme dans d’autres aéroports européens.

•En tout état de cause, les solutions doivent être cherchées à l’aide d’experts indépendants et en consultant ENFIN les représentants des populations survolées.

 

Pourquoi il faut demander le retrait immédiat du Plan :

  • Avant les élections car les résultats sont incertains : on se sait pas qui sera au gouvernement ni qui sera le prochain ministre de la mobilité et ce Plan surréaliste pourrait alors rester des années en application. Le plan Anciaux était un plan temporaire, cela fait plus de 10 ans qu’il est d’application. 
  • Avant qu’il y ait un accident

Pasquestion ! est-il un mouvement de NIMBY ?

Souvent, les gens des communes proches de l’aéroport disent: « vous êtes des Nimby » (« les avions, pas chez moi ; chez les autres »), « on a eu les avions pendant 20 ans, c’est votre tour », etc…

  • Non, nous avons conscience des problèmes des riverains de l’aéroport.
  • Non, nous pensons que la solution à leurs problèmes n’est pas d’envoyer des avions directement sur les quartiers les plus densément peuplés du pays !

Non, les solutions durables que nous cherchons, seront avant tout bénéfiques aux riverains et nous les aiderons à les obtenir.