Etude d'impact du Plan Wathelet sur la commune de Woluwe Saint Pierre

Le mouvement citoyen Pas Question ! reçoit énormément de plaintes de la part de Wolusainpétrusiens qui sont injustement survolés depuis la mise en place du Plan Wathelet le 6 février 2014, et plus encore depuis les modifications apportées à ce plan le 29 mai 2014.

Nous avons dès lors analysé plus spécifiquement les conséquences de ce plan sur votre commune, et vous en communiquons les résultats synthétiques (voir pdf Analyse WSP ci-dessous).

Les résultats résumés en graphiques sont disponibles en téléchargement.

Quelques faits à relever:

- Contrairement aux idées reçues, le nombre de mouvements aériens impactant l’est de Woluwe-Saint-Pierre était stable depuis 15 ans, et ce sur des routes aériennes existant depuis 1971 (études de la KUL 1999-2013);

- Depuis le Plan Wathelet, 2,2 fois plus d’habitants de WSP sont impactés; ceci s’explique aisément par le déplacement des avions depuis les marges Est de WSP vers d’autres quartiers plus densément peuplés (Montgomery et Chant d’oiseau);

- 18.700 habitants de WSP sont nouvellement survolés, alors qu’ils s’étaient installés en connaissance de cause dans des quartiers historiquement non-survolés;

- la concentration des vols sur les quartiers nouvellement survolés est sans précédent et intenable.

Ces éléments de fait viennent confirmer l’étude de l’ULB qui montre que plus de 275.000 Bruxellois sont nouvellement survolés et plus de 400.000 Bruxellois ont vu leur situation s’aggraver depuis le 6 février 2014, et ce pour “soulager” l’Oostrand, dont seulement quelques milliers d’habitants de WSP, historiquement survolés et qui se sont donc installés pour la majorité en connaissance de cause dans ces quartiers (une étude cadastrale est en cours de réalisation pour en déterminer la proportion exacte d’habitants).

Le plan est indéfendable, tant au niveau de la Région bruxelloise, que de la commune de Woluwe-Saint-Pierre

Malgré cela, le Bourgmestre, et une majorité du Conseil communal, s’est opposé avec vigueur au cours des derniers mois à la mise en place de la seule solution raisonnable à court terme au chaos social, environnemental et de santé publique causé par le Plan Wathelet: le moratoire, qui implique un retour temporaire à la situation d’avant le 6 février, avant d’élaborer dans le sérénité un nouveau plan objectif et transparent, lequel prendra nécessairement du temps.

Pour rappel, le Bourgmestre n’a cessé d’adopter des positions contradictoires dans ce dossier:

- en approuvant ce Plan et en mettant tout en oeuvre pour qu’il entre en vigueur, principalement en 2012 et 2013,

- en tardant à reconnaître que le plan était une erreur après le constat de fiasco total dressé dès février 2014 par les habitants de WSP,    

- en poussant Melchior Wathelet à tenter de mettre en place un plan dit “Wathelet-bis” pour soulager les nouveaux survolés sans remettre les avions -au moins temporairement- là où ils étaient depuis 43 ans, alors que nous avions dès le départ averti que ce plan n’était qu’un “bricolage” inapplicable,

- en dénonçant le cynisme de Belgocontrol lors de la mise en place des corrections du 29 mai, dont il savait pertinemment bien qu’il s’agissait de mesures de sécurité adoptées dès février par Belgocontrol et le cabinet Wathelet pour parer à des problèmes de sécurité aérien causés par la mise en place d’un plan mal préparé,

- en n’intervenant pas à l’action en cessation introduite par la Région bruxelloise contre le Plan Wathelet (http://www.pasquestion.be/fr/cerexhe-contre-les-interets-de-bruxelles-et-de-sa-commune),

en affaiblissant la position de la Région bruxelloise lors de la négociation d’accord de gouvernement régional bruxellois,

- enfin, dernièrement, en “menaçant” Belgocontrol de les contraindre à mettre en place les mesures du plan Wathelet-bis, que Melchior Wathelet avait lui-même retirées lors du Conseil des Ministres du 25 juin, à l’issue de la procédure en conflit d’intérêt de la Flandre.

 

Face à cette attitude, le Conseil communal de Woluwe-Saint-Pierre semble tétanisé et incapable d’adopter une position claire. 

 

Ceci serait-il lié au fait que environ 70% des membres du Conseil communal sont domiciliés dans les quartiers historiquement survolés depuis 43 ans, et ne défendent plus que leurs intérêts personnels, au détriment de l’intérêt communal, de l’intérêt général et de l’éthique ? (voir tableau excel WSP-mandataires communaux ci-joint)

Pourtant, au vu des chiffres que nous publions aujourd’hui, une seule attitude s’impose: le soutien inconditionnel au moratoire, seul à même de de mettre un terme rapide aux mesures illégitimes du Plan Wathelet.

Enfin, nous nous demandons dans quelle mesure la majorité communale actuelle peut être maintenue. Les habitants se demandent notamment comment Ecolo, dont le parti soutient sans réserve le moratoire, peut continuer à soutenir une telle majorité qui a renoncé à défendre le bien commun.

 

Les nouvelles victimes du survol des quartiers de Montgomery, Chant d’Oiseau, du Centre et Val-Duchesse